European Union
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Les pays baltes et l’avenir de l’Europe

La Lettonie, la Lituanie et l’Estonie ont déclaré leur indépendance en 1918, après la Première Guerre mondiale. Les trois pays l’ont perdue après la Seconde Guerre mondiale, quand le rideau de fer a scindé l’Europe en deux. Pour ceux qui se trouvaient du « bon côté » de ce rideau aussi réel que métaphorique, pendant un demi-siècle, cela a très bien marché. Les pays occupés ont été libérés, les démocraties ont été restituées et les habitants s’habituaient à l’espace européen réduit qui s’arrêtait au rideau de fer ; ils se sont habitués à la guerre froide. Il y avait même certains avantages à cette situation, une certaine stabilité dans l’équilibre des pouvoirs. Le reste de l’Europe a été laissé pour compte.

La « Jeune Europe » au sein d’une grande Union

La chute du mur de Berlin a lancé une longue période de retrouvailles entre deux parties de l’Europe. Celle située à l’ouest se considère comme gardienne des valeurs essentielles et fondatrice de l’Union européenne. Celle située à l’est du mur de Berlin refuse toute identification avec l’Est qui symbolise toujours un monde hostile et non-européen. Souvent nommée comme « Jeune Europe » ou « Autre Europe », elle se voit au centre du continent, voire au cœur de l’histoire européenne. Elle est le deuxième poumon sans lequel le souffle demeure faible.

Trente ans après la chute du mur de Berlin : où en est la défense de l’Europe ?

Lors de la conférence organisée le 8 novembre au Palais du Luxembourg en partenariat entre la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, EuroDéfense-France et la Fondation Schuman, trois questions ont été posées. Un monde sans Europe ? Une Europe sans défense ? Une Europe sans avenir ?

L’Europe, la tentation souverainiste et le silence des agneaux

L a crise du Covid-19 a ouvert la boite de Pandore des passions néfastes. Haro sur la mondialisation! À bas l’Europe! Sus au gouvernement (surtout en France)! La zizanie règne entre les principaux blocs et au sein même des blocs. L’Europe semble profondément divisée entre l’Est et l’Ouest, le Nord et le Sud, les riches et les pauvres. Même à l’intérieur des États, les espaces politiques n’ont jamais été aussi fragmentés.

Pour une diplomatie européenne forte, dans un monde en sidération

Patrick Bellouard, Nathalie de Kaniv, Jean-Loup Kuhn Delforge, François Laumonier, Cyrille Schott, Jérôme Vignon, membres d’EuroDéfense-France. Face à la Russie, à la Chine et aux Etats-Unis, l’Europe doit renforcer son unité et s’exprimer d’une voix plus puissante.

Plan de relance : et si l’Union européenne achetait elle-même des équipements militaires

Si la priorité doit être donnée à la sécurité sanitaire et à l’emploi, EuroDéfense France propose, au-delà du Fonds européen de défense, un plan de relance industrielle dans le secteur de la défense et de la sécurité au sein de l’Union européenne en deux phases : un plan de sauvegarde des entreprises et de leurs outils industriels et compétences les plus critiques et les plus menacés, puis un plan de relance proprement dit à la sortie de la crise, sous forme de commandes de matériels, y compris par l’Union européenne.

Visio-conférence du Général Vincent Desportes: “Souveraineté et défense de l’Europe: une ardente obligation post-pandémique”

Compte-rendu de la visio-conférence du Général Vincent Desportes, ancien directeur de l’Ecole de Guerre, Professeur des Universités associé à Sciences Po Paris, le 6 mai 2020.

Coronavirus: L’absence de solidarité peut tuer le projet européen

Il est évidemment trop tôt pour tirer des conclusions sur les conséquences sociales, politiques, économiques et géostratégiques de la pandémie actuelle. La croissance économique, la façon dont nous travaillons, les libertés publiques, le rôle de l’Etat dans l’économie, la relation entre l’Europe et les États-Unis, et plus largement les relations internationales et la place de la Chine dans le concert mondial, tout cela sera profondément affecté et le monde va changer. Mais parmi toutes les questions qui se posent pour le jour d’après, ou plus exactement l’année d’après, il en est une particulièrement préoccupante : le projet européen survivra-t-il à la pandémie ?

La survie de l’Union passe par une réponse collective

Le diagnostic est désormais connu de tous : l’Union telle que nous la connaissons ne survivra pas si la solidarité entre Européens ne joue pas à plein. La question est : quelle thérapie proposer ? À court terme, il faut faire retomber au plus vite la fièvre nationaliste et pour cela résoudre au plus vite la querelle des « coronabonds », des emprunts destinés à financer les mesures qui s’imposent en bénéficiant de la garantie de tous.